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6 dossiers disponibles :
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- La Forme d'un trotteur : où comment jouer les bons chevaux au bon moment
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- Les lignes : les bases pour bien appréhender le sujet |
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La forme d'un trotteur
où comment jouer les bons cheveaux, au bon moment
Les chevaux de courses sont de véritables athlètes, des sportifs de haut niveau en somme. En cela, comme chacun sait, tout sportif connaît des périodes ou il réalise des performances bien meilleures que celles dont il a l’habitude. Rien ne leur résiste alors, et le sportif se sent pousser des ailes. Une fois cette phase euphorique passée les choses reviennent à la normale, jusqu’au prochain pic de forme. Ce phénomène s’observe dans tous les sports, que ce soit en cyclisme, au tennis etc…
Pour nos équidés il en va donc de même. Pour les turfistes toute la difficulté est de parvenir à appréhender et à déceler ces pics de forme, exercice difficile s’il en est, d’autant plus qu’il faille également toujours garder à l’esprit que cette forme peut « s’évaporer » du jour au lendemain.
Comme je l’ai dit il est très difficile et parfois impossible de prévoir cette forme pouvant être très soudaine. Pourtant en observant bien les courses il arrive que cela soit tout à fait décelable. En fait il arrive même que vous alliez vous en apercevoir sur un direct au même moment que l’entraîneur lui même. Je m’explique, rien ne remplace la compétition et l’entraîneur ne peut, bien souvent, se faire une idée précise de la forme de son cheval qu’en compétition. Dès lors il court parfois son cheval sagement pensant qu’il découvre une tâche délicate et en fin de parcours se rend compte que son cheval est plein de ressources ! Il va parfois finir en retrait mais son action en dira long et seul l’oeil avertit et sachant observer une course s’en rendra compte. Le cheval sera alors délié dans ses allures et ne demandera qu’à avancer. Il faudra alors le suivre dès qu’il se représentera en piste et il pourra faire afficher une cote très attrayante.
C’est LA qu’il faut jouer et toucher ce cheval car il passera à belle cote, il ne faut pas « louper le coche » car dès sa sortie suivante il sera favori, parfois à juste titre mais souvent ce ne sera pas le cas car la forme est volatile et elle se sera peut-être déjà repartie…
Conclusion :
Lorsque vous pensez qu’un cheval arrive en grande forme n’hésitez pas à le suivre en jeu simple mais ne poursuivez pas plus loin que deux bonnes courses de sa part pour ce style de pari. Vous pouvez bien sûr faire des exceptions mais n’en abusez pas. Ceci dit vous pouvez continuer à les jouer dans le cadre de paris combinés sans les prendre en base, le risque est plus faible et leur période de forme peut être plus longue que la moyenne, cette durée étant très variable. Si « l’effet forme » n’est plus, vous en aurez déjà profiter avant, c’est bien l’essentiel.
S’orienter vers un cheval arrivant en forme plutôt que vers un cheval déjà en forme est bien plus « intelligent » et globalement bien plus rémunérateur.
La forme saisonnière
Il existe un autre moyen de pouvoir prévoir l’arrivée de la forme d’un cheval : c’est « la forme saisonnière ».
Certains chevaux (comme les être humains d’ailleurs) ont une très nette préférence pour une période de l’année, il peut ne pas supporter la chaleur, il ne peut dormir correctement que dehors et ne supporte pas son box… Dans le premier cas le cheval sera en verve l’hiver, dans l’autre l’été. Ce sont deux exemples mais chacun a pu un jour ou l’autre constater l’effet du climat sur son propre organisme.
Certains chevaux ont donc de très nettes préférences, cette préférence se ressent bien sûr dans les performances et elle sera même accrue pas le fait que l’entraîneur l’aura remarqué et saura l’exploiter.
Quelques exemples comme celui du célèbre Jeanbat du Vivier qui s’illustre essentiellement en été, redevenant bien plus discret avec l’hiver. Ce n’est pas un exemple « lucratif » mais il y en a bon nombre comme Kakisis qui en 2003 s’est imposé pour son unique sortie au mois d’août, en 2004 s’est imposé lors de ses deux uniques sorties durant ce même mois, un succès était à attendre en août 2005 et il l’a acquis (même s’il a fallut attendre un parcours) au cours de ce mois.
Un dernier exemple avec Kondor de l’Iton, cheval prometteur dans sa jeunesse qui, après un passage à vide et des changements d’entraînements à toujours brillé l’été. En effet dès août 2002 il s’imposait, en juillet 2003 il signe deux succès. A cette époque c’est un bon cheval qui était en vue lors de ces sorties. En juillet 2004 il annonce un regain de forme après toute une série de mauvaises sorties (généralement fautif) en s’imposant à réclamé à 3/1 puis réédite au niveau TQQ+ en août cette fois à 27/1 ! En 2005 j’attendais impatiemment de le revoir en piste durant l’été, un contretemps l’empêcha de courir en juillet/août mais début septembre il est de retour en piste et à très grosse cote (62/1 ! ). Il conclut alors second et surprend tout le monde, tout le monde sauf les turfistes ayant remarqué cette forme saisonnière nettement marquée !
Conclusion: c’est un moyen très efficace pour dénicher des outsiders très judicieux. Parmi les outsiders d’une course essayez de regarder les performances réalisées lors des même périodes au cours des deux dernières années et particulièrement s’il à déjà surpris durant celles ci. Cela peut vous mettre « la puce à l’oreille » et vous permettre de faire la différence.
Sylvain Kerichard

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